4) Comparaison entre un valide et un non valide

 

 

Nous allons aborder cela avec la discipline de l’athlétisme.

Nous allons nous demander comment Oscar Pistorius, un athlète amputé des deux pieds, fait-il pour être aussi rapide ? 

Pour cela nous allons comparer sa foulée avec celle d’un sprinter valide.

 Image

Un coureur valide pousse sur le sol avec une chaine continue de muscles tout au long de sa jambe, de la hanche au mollet. Toute l'énergie est libérée pour le propulser au moment ou il bascule en avant.

 

Oscar Pistorius n’a pas de mollet. Ses fessiers travaillent donc deux fois plus. Sa prothèse, elle, se plie sous son poids à l’atterrissage et se détend comme un ressort au décollage, procurant un supplément d’énergie.

 

 Image 1

 

On peut remarquer qu’Oscar Pistorius ne possède pas des temps très éloignés des athlètes valides faisant partie de l'élite Mondiale.

Pour expliquer cela, une étude à été réalisée par des chercheurs américains visant à comparer Oscar Pistorius à 4 athlètes valides sur différents domaines :

- les dépenses physiques durant la course

- l'endurance au sprint

- la mécanique du sprint.

Pour le premier domaine d'observation, les résultats montrent que la dépense énergétique d'Oscar Pistorius est plus faible de 4 à 7% en comparaison à celle d'un athlète valide, et plus faible de 17% en comparaison à celle d'athlètes spécialistes du 400 m. Toutefois, un athlète handicapé possède une VMA (Vitesse Maximale Aérobie) similaire à celle d'un athlète valide. Il est difficile de conclure définitivement sur le bénéfice ou non des prothèses au niveau de la dépense énergétique. 

Pour le second domaine, les résultats indiquent qu'il n'existe aucune différence entre Oscar Pistorius et les athlètes valides au niveau de l'endurance au sprint. Les vitesses maximales des sprints diminuent en fonction de la durée de la même manière que pour les athlètes valides. Cela montre que, sans les phases de départ et d'accélération, lors des phases de vitesse constante, la capacité à maintenir une vitesse est la même pour Oscar Pistorius que pour des athlètes valides. Les départs plus lents de Pistorius dûs à ses prothèses permettent peut-être d'expliquer les fins de course plus rapide. 

 Image 2

Enfin pour le dernier domaine, les résultats montrent que les différences observées sont dépendantes de la vitesse de course : à faible vitesse, les différences étaient inexistantes ; à vitesse moyenne, elles étaient modérées ; et à vitesse élevée, elles étaient importantes. Pour une vitesse maximale de 10 m/s, Oscar Pistorius a un temps de contact au sol de 14% plus long, une phase aérienne de 34% plus courte, un temps pour replacer le membre inférieur de 21% plus court, une fréquence de foulée de 16% plus élevée et une force verticale de 23% plus faible. Un athlète équipé de deux prothèses applique donc une force plus faible au sol mais plus longtemps et plus souvent qu'un athlète valide. Cette compensation permet à O. Pistorius d'atteindre une vitesse maximale similaire à celle d'un athlète valide.

Commentaires (1)

1. toto 04/12/2015

Bonjour,
très bon TPE,
seulement une question, dans le cadre de quelle matière l'avez vous réalisé ?
Merci d'avance !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.